Remontons maintenant la colline à la découverte, ou redécouverte, des saveurs de
la terre. Il
y a de tout en abondance, commençons les dégustations : les côtelettes d’agneau grillées qui doivent être mangées très chaudes et le râgout d’agneau avec sauce à l’œuf. Ce sont certainement les deux plats traditionnels récurrents dans les menus de l’arrière-pays romagnole, qui offrent ensuite de succulents rôtis, grillades et brochettes, de viande de poulet, oie, lapin, agneau, cochon et veau. Mais il faut également rendre honneur à tous les premiers plats de pâtes « faites maison » : les garganelli (petits tubes de pâte aux œufs travaillés à la main un à un sur un peigne spécial) au jus de crème et petits pois ; les passatelli (vermicelles d’une pâte faite avec œufs, chapelure et fromage) cette fois dans un bouillon de poulet ; les cappelletti (à la différence des cappelletti émiliens de viande, ils sont farcis avec ricotta, pecorino – un formage sec de brebis, œuf, noix de muscade, clous de girofle et zeste de citron) secs ou au bouillon ; sans oublier leurs autres « parents » comme les cappellacci, les lasagnes, les pasticci, de vrais maccharonis. Il y a aussi un plat de pâte et haricots local dont le goût est relevé par l’ajout de tomates. Si vous voulez porter à la maison un souvenir savoureux, nous vous signalons « L’angelo della Pasta » (l’ange des pâtes) à Riccione 31, rue Emilia (pratique lors du retour en direction de la maison), qui est le triomphe des raviolis avec différentes farces, des tortellini, des cappelletti, des passatelli, tout étant fait rigoureusement à
la main.
Restaurants
à Riccione nous vous signalons : Al Casale (rue Abruzzi) : né dans une villa, le restaurant est aujourd’hui pour moitié la Riccione « Bene », il est proche de toutes les discothèques de la colline et donc le lieu adapté pour commencer une soirée, et il se distingue pour ses viandes dont le goût est relevé par divers types de sauces, toutes à essayer. Osteria da Carloni : ce local qui se trouve légèrement en dehors de Riccione, à San Lorenzo rue Lodi exactement, est la Trattoria la plus typique. A l’intérieur, les murs sont recouverts d’horloges murales de tous types (certaines vraiment moches), les premiers plats sont succulents. Qui sait si en arrivant avec une horloge on ne peut pas manger GRATIS !
Hors de la ville : La Sangiovesa à Santarcangelo de Romagne, considérée comme l’un des Temples de la Romagne, elle se trouve au centre de la ville, point de rencontre pensé et dessiné par Tonino Guerra, le fameux scénariste qui vit à Pennabilli. Un établissement dont il faut visiter chaque recoin caractéristique, à faire entre deux plats, mais attention à ne pas vous perdre ! Les femmes en cuisine suivent la tradition romagnole, piadines avec fromage et jambon. Les premiers plats sont bons, les seconds sont fabuleux et le vin est servi dans la zone restaurant (il y a aussi la zone osteria).